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Partage d'ovocytes au Royaume-Uni : une FIV moins chère contre la moitié des ovocytes

HUNJAN T., GOODALL, GOH R., JONES B., FARIS R., PARIKH J., NICOPOULLOS J., THUM M.Y., BRACEWELL-MILNES T. — Department of Women’s Services London United Kingdom

Ce qu'il faut retenir

Vingt participantes décrivent l'egg-sharing comme une voie acceptable vers la parentalité, fondée sur l'altruisme et la confiance, avec des besoins de soutien psychologique identifiés — notamment autour de la levée future de l'anonymat.

Contexte

Le partage d'ovocytes est une pratique britannique sans équivalent en France : une femme en parcours de FIV cède la moitié de ses ovocytes à une receveuse, en échange d'une prise en charge financière de son propre traitement. Le dispositif soulève une question éthique directe, celle du consentement dans un contexte de contrainte économique.

Ce qui a été fait

Étude qualitative par entretiens, conduite en trois vagues de recrutement entre 2021 et 2024. Vingt participants ont été interrogés — 11 donneuses partageantes et 9 receveuses — ayant réalisé un partage entre 2020 et 2024, avec échantillonnage raisonné poursuivi jusqu'à saturation.

Résultats

Six thèmes se dégagent : les chemins menant au partage, la compréhension et le consentement, le vécu émotionnel et relationnel, les représentations de la parentalité et de la génétique, la révélation et la planification future, et la perception de l'équité du système. L'expérience est décrite comme signifiante et éthiquement acceptable.

Limites

Échantillon auto-sélectionné recruté via des réseaux associatifs, qui surreprésente les personnes ayant accès à l'information et au soutien par les pairs : les inquiétudes des femmes isolées sont probablement sous-estimées. Le caractère anonyme empêchait toute vérification clinique.

Portée pratique

Le dispositif n'existe pas en France, où le don est strictement gratuit, mais il concerne des Françaises qui se rendent au Royaume-Uni. Il éclaire aussi un débat récurrent : faut-il compenser financièrement le don pour résoudre la pénurie ? Le travail montre que les femmes concernées ne vivent pas cela comme une transaction, sans lever pour autant la question de la contrainte économique.

Analyse rédigée par Les JTA à partir du résumé présenté à ESHRE 2026 (L26/O-234). Le résumé original reste la propriété de ses auteurs ; il figure dans Human Reproduction, vol. 41, suppl. 1.

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