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Don d'ovocytes après 45 ans : où placer la limite d'âge ?

BADOLATO L., PIAZZINI F., FUCCI R., FALCONE P., ASIA I., MORUCCHIO A. — University of Florence- Florence- Italy., Department of Biomedical Experimental and Clinical Sciences “Mario Serio”- FirenzeItaly Florence Italy

Ce qu'il faut retenir

Sur dix ans et 550 grossesses uniques obtenues par don d'ovocytes, les complications de la grossesse et les problèmes néonatals augmentent avec l'âge de la receveuse, alors même que les ovocytes proviennent de donneuses jeunes. Le résumé publié ne donne pas le détail chiffré de cette augmentation.

En clair. Le don d'ovocytes permet une grossesse à un âge avancé, mais le corps de la femme, lui, a bien l'âge qu’il a : les complications augmentent.

Contexte

Le don d'ovocytes permet des grossesses à des âges où la conception spontanée est impossible, et les limites varient d'un pays à l'autre : 43 ans en Espagne, sans limite légale dans certains pays, interdiction du don en France jusqu’à un âge donné. Ces seuils reposent davantage sur des considérations sociales que sur des données obstétricales.

Ce qui a été fait

Étude prospective italienne analysant les issues de grossesse après don d'ovocytes de mai 2015 à août 2024. Chez les patientes de moins de 45 ans, le transfert portait sur un blastocyste ou deux embryons au stade clivé. Cinq cent cinquante grossesses uniques et leurs nouveau-nés ont été analysés.

Résultats

L'étude mesure l'augmentation des complications obstétricales et néonatales en fonction de l'âge maternel, dans une population où la qualité ovocytaire est constante puisqu’elle provient de donneuses jeunes.

Limites

Étude monocentrique sans groupe témoin de grossesses spontanées du même âge. Les receveuses sont sélectionnées médicalement, ce qui écarte les femmes présentant déjà des facteurs de risque et minore probablement les complications observées.

Portée pratique

Le sujet concerne directement les couples français qui recourent au don à l'étranger à des âges avancés, souvent sans information obstétricale préalable. Le message à retenir est la dissociation : les chances de grossesse restent bonnes, comme le montre l'étude britannique sur 2 594 cycles, mais les risques de la grossesse augmentent. Ces deux informations doivent être données ensemble.

Analyse rédigée par Les JTA à partir du résumé présenté à ESHRE 2026 (O-095). Le résumé original reste la propriété de ses auteurs.

Accéder au document source

Résumé n° O-095 du livret officiel du congrès (42e réunion annuelle de l'ESHRE, Londres, 5-8 juillet 2026). Le livret complet est en accès libre : Human Reproduction, vol. 41, suppl. 1, 2026 (PDF, 700 pages environ). Le texte intégral est en anglais et reste la propriété de l'ESHRE et de ses auteurs.

Analyse revue et mise à jour le 2 octobre 2026 par la rédaction des JTA. Comment ces pages sont faites.

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