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Enfants nés de don : ce que représente la découverte de demi-frères et sœurs
KESMODEL U.S., SØRENSEN L.S., THIRUP L., THYGESEN, SKYTTE A.B. — Aalborg University Hospital Obstetrics and Gynaecology Aalborg Denmark
Ce qu'il faut retenir
Sur 17 études analysées, la perspective d'avoir des demi-frères et sœurs issus du même donneur est vécue comme signifiante et émotionnellement complexe : joie et curiosité, mais aussi incertitude et tension.
Contexte
Un donneur peut être à l'origine de plusieurs dizaines d'enfants, et les limites diffèrent d'un pays à l'autre — dix familles en France, davantage ailleurs, sans plafond mondial puisqu'un même donneur peut exporter dans plusieurs pays. Avec les tests ADN grand public, ces fratries se découvrent désormais d'elles-mêmes.
Ce qui a été fait
Revue systématique menée avec l'aide d'une documentaliste dans MEDLINE, PsychInfo, Scopus et CINAHL, complétée par le dépouillement manuel des bibliographies. Sur 791 publications identifiées et 64 examinées en texte intégral, 17 études répondaient aux critères. Une synthèse thématique inductive a été conduite par deux auteurs.
Résultats
Trois thèmes analytiques se dégagent, décrivant une expérience à la fois porteuse de sens et émotionnellement complexe : joie de la rencontre, incertitude sur le nombre réel de demi-frères et sœurs, sentiment de proximité mais aussi charge émotionnelle.
Limites
La synthèse thématique dépend de l'interprétation des chercheurs, ce qui limite la reproductibilité. La plupart des études recrutent via des registres de mise en relation, ce qui surreprésente les personnes déjà engagées dans une démarche de recherche.
Portée pratique
Le sujet est devenu incontournable avec la levée de l'anonymat en France depuis 2021 et la diffusion des tests ADN récréatifs. Les parents demandent quoi dire, et à quel âge. Ce travail montre que la question des demi-frères et sœurs est distincte de celle du donneur, et qu'elle appelle sa propre préparation.