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Vécu psychologique et motivations des donneuses d'ovocytes en Espagne

Analyse rédigée2026Don de gamètes et gestation pour autruiJBRA Assisted Reproduction

Ce qu'il faut retenir

Chez les donneuses espagnoles, l'altruisme est cité par 95 % d'entre elles et la compensation financière par 61 %. Avant le traitement, 55 % expriment des inquiétudes, portant d'abord sur leur fertilité future. Après le don, 92 % se déclarent apaisées et satisfaites.

En clair. En Espagne, 95 % des donneuses invoquent l'altruisme et 61 % la compensation financière. Les deux raisons coexistent, sans que l'une annule l'autre.

Contexte

L'Espagne assure une part considérable des dons d'ovocytes européens, et accueille notamment les couples français découragés par les délais. Son modèle repose sur l'anonymat et sur une compensation forfaitaire, ce que la France refuse. Savoir ce qui motive réellement ces donneuses éclaire un débat français récurrent sur l'indemnisation.

Ce qui a été fait

Étude observationnelle transversale menée entre juin 2024 et février 2025 dans deux cliniques privées, à Alicante et Barcelone, auprès de femmes remplissant les critères des programmes de don. Participation volontaire et anonyme, avec consentement éclairé, protocole approuvé par le comité de recherche interne. Les données ont été recueillies par un questionnaire conçu pour l'étude, portant sur les motivations, les inquiétudes, le soutien professionnel perçu et l'état émotionnel.

Résultats

L'âge moyen est de 25 ans. L'altruisme est invoqué par 95 % des donneuses, la compensation financière par 61 %. Les inquiétudes avant traitement concernent la fertilité future (70 %), les effets secondaires hormonaux (50 %) et les risques chirurgicaux (45 %). Pendant la stimulation, 54 % se sentent stables émotionnellement, 24 % plus irritables et 13 % rapportent un retentissement négatif global. Après le don, 92 % se déclarent calmes et satisfaites. Les donneuses étrangères rapportent plus d'irritabilité que les espagnoles, 34 % contre 19 %. Presque toutes, 99 %, saluent le soutien professionnel reçu. Enfin, 71,3 % déclarent que la levée de l'anonymat ne modifierait pas leur décision.

Limites

Deux cliniques privées seulement, avec un questionnaire créé pour l'occasion et non validé par ailleurs. Les réponses sont recueillies auprès de femmes déjà engagées dans le programme, donc sélectionnées.

Portée pratique

Le chiffre le plus utile au débat français est le dernier : sept donneuses espagnoles sur dix maintiendraient leur don si l'anonymat était levé. L'argument selon lequel la levée de l'anonymat tarirait le vivier de donneuses en sort affaibli. Le second enseignement concerne la mixité des motivations : altruisme et compensation ne s'opposent pas dans l'esprit des donneuses.

Titre original : Psychological Experiences and Motivations of Oocyte Donors in Spain

Accéder à l'étude

Texte intégral en accès libre : PMC13544556 sur Europe PMC. Licence This is an Open Access article distribut.

Analyse revue et mise à jour le 1 octobre 2026 par la rédaction des JTA. Comment ces pages sont faites.

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