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Adolescents nés de don : veulent-ils connaître l'identité du donneur ?

Analyse rédigée2026Don de gamètes et gestation pour autruiHuman Reproduction (Oxford, England)

Ce qu'il faut retenir

Sur 100 adolescents nés d'un don avec identité accessible, plus de la moitié comptent demander des informations sur le donneur, mais l'incertitude est fréquente, surtout chez ceux dont la famille fonctionne bien et chez ceux conçus par don de sperme dans un couple hétérosexuel.

En clair. Plus de la moitié des adolescents nés d'un don comptent chercher leur donneur, et ceux dont la famille va bien sont les plus hésitants.

Contexte

La France a levé l'anonymat du don en 2021 : les enfants conçus depuis pourront accéder à l'identité du donneur à leur majorité. Personne ne sait ce qu’ils en feront. Les pays qui ont franchi ce cap plus tôt, comme la Suède, offrent le seul recul disponible, et les premiers concernés atteignent aujourd’hui l'adolescence.

Ce qui a été fait

Enquête transversale menée en 2022-2023 dans le cadre du suivi longitudinal de familles constituées par don avec identité accessible, couples de femmes avec don de sperme et couples hétérosexuels avec don de sperme ou d'ovocytes. Sur 216 familles sollicitées, les parents de 165 ont participé, et ceux de 123 familles ont accepté que leur enfant soit contacté. Sur 128 adolescents approchés, 100 ont répondu, soit 78 %.

Résultats

Plus de la moitié des adolescents comptent demander les informations sur leur donneur. Mais l'incertitude est fréquente, particulièrement marquée chez ceux qui déclarent un meilleur fonctionnement familial et chez ceux conçus par don de sperme dans une famille hétérosexuelle.

Limites

Seuls les adolescents informés de leur mode de conception ont pu être contactés, ce qui exclut les familles n'ayant rien dit. Les parents ont filtré l'accès à leur enfant, ce qui sélectionne les familles les plus à l'aise avec le sujet.

Portée pratique

Le résultat le plus utile est contre-intuitif : ce sont les adolescents dont la famille va bien qui hésitent le plus à demander. Chercher son donneur n'est donc pas le signe d'un manque, et ne pas chercher n'est pas celui d'un déni. C'est exactement ce que les parents français, désormais tenus d'informer leur enfant, ont besoin d'entendre.

Titre original : Donor-conceived adolescents’ interest in obtaining information about their identity-release oocyte or sperm donor—results from the Swedish Study on Gamete Donation

Accéder à l'étude

Texte intégral en accès libre : PMC13429871 sur Europe PMC. Licence https://creativecommons.org/licenses/by/.

Analyse revue et mise à jour le 1 octobre 2026 par la rédaction des JTA. Comment ces pages sont faites.

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