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Préservation de la fertilité, mode de conception et issues de grossesse après cancer à l'adolescence ou jeune âge adulte : étude de cohorte snds

ELOISE F. — bd Pinel BRON Department of Gynecology- Obstetrics and Reproductive Medicine University Hospital of Lyon Lyon France Claude Bernard University Faculty of Medicine Laennec Lyon France UMR CNRS , LBBE…

Ce qu'il faut retenir

Cette étude nationale confirme le faible recours à la PF chez les AJA-C, mais avec une fréquence restant concordante avec celle décrite dans la littérature internationale. Si les taux globaux de grossesse et de naissances vivantes restent comparables aux témoins, probablement grâce au jeune âge de la cohorte, la moindre efficacité de l'AMP chez les AJA-C souligne la nécessité d'un conseil reproductif individualisé et d'une amélioration des pratiques d'orientation vers la PF dès le diagnostic.

En clair. Peu de jeunes patients atteints de cancer préservent leur fertilité, alors que les grossesses ultérieures se passent bien.

De quoi il s'agit

Que deviennent, des années plus tard, les femmes traitées pour un cancer à l'adolescence ou chez la jeune adulte ? Les auteurs ont exploité le système national des données de santé, qui couvre 99 % de la population française, pour suivre 3 663 d'entre elles. Seules 7,2 % avaient bénéficié d'une préservation de fertilité, alors que les grossesses ultérieures se déroulent globalement bien : l'accès à la préservation reste le point faible.

Ce que les auteurs voulaient savoir

L'infertilité est une préoccupation majeure des femmes ayant survécu à un cancer traité à l'adolescence ou chez la jeune adulte (AJA-C). Malgré l'existence de techniques de préservation de la fertilité (PF) et de recommandations, le recours à la PF reste sous-optimale. L'objectif de cette étude était d'évaluer le recours à la PF en France, de comparer les modes d'obtention (avec Aide Médicale à la Procréation (AMP) ou naturellement) et les issues de grossesses entre des AJA-C et des AJA indemnes

Comment ils ont procédé

Étude de cohorte rétrospective exposées-non exposées, à partir du Système National des Données de Santé (SNDS), couvrant 99 % de la population française. La cohorte exposée comprenait 3 663 AJA féminines (15–25 ans) ayant débuté un traitement actif contre le cancer entre 2012 et 2014. Chaque patiente a été appariée, à la date index (deux ans après le début du traitement pour cancer), selon un ratio 1:1 à une AJA sans antécédent de cancer ni de maladie chronique, selon l'âge, le département de résidence et le statut socio-économique. Le suivi s'étendait sur cinq ans à partir de la date index. Les techniques de PF, le recours à l'AMP et les issues de grossesse ont été identifiés via les codes CCAM, NABM et CIM-10.

Ce qu'ils ont observé

Parmi les 3 663 AJA-C, 7,2 % ont bénéficié d'au moins une procédure de PF. La congélation d'ovocytes ou d'embryons a été réalisée chez 157 patientes (4,3 %), la congélation de tissu ovarien chez 96 patientes (2,6 %) et une transposition ovarienne chez 12 patientes. Des analogues de la GnRH seuls ont été administrés à 206 patientes (5,6 %). Le recours à la PF était significativement influencé par le type de cancer et le protocole thérapeutique : la congélation ovocytaire ou embryonnaire concernait 10,2 % des cancers de l'ovaire, 9,5 % des cancers du sein et 9,9 % des lymphomes ; la congélation de tissu ovarien était principalement réalisée en cas de lymphome (7 %) et de leucémie (7,4 %), et atteignait 26,9 % en cas de greffe de cellules souches hématopoïétiques (GCSH). Sur le plan des grossesses, le taux de grossesse à cinq ans de la période de suivi était comparable entre les deux groupes (42,7 % chez les AJA-C versus 43,2 % chez les contrôles, p = NS), tout comme le taux de naissances vivantes (28,9 % versus 28,6 %, p = 0,78) et le taux de fausses couches (7,2 % versus 7,3 %, p = 0,82). En revanche, le recours à l'AMP (hors réutilisation de matériel préservé) était significativement plus élevé chez les survivantes (3,5 % versus 1,3 %, p < 0,001). Fait notable, 91,7 % des patientes ayant bénéficié d'une GCSH et ayant obtenu une grossesse l'ont conçue spontanément. D'autre part, 34 % des patientes ayant eu recours à la congélation de tissu ovarien ont obtenu une grossesse dura

Ce qu'ils en concluent

Cette étude nationale confirme le faible recours à la PF chez les AJA-C, mais avec une fréquence restant concordante avec celle décrite dans la littérature internationale. Si les taux globaux de grossesse et de naissances vivantes restent comparables aux témoins, probablement grâce au jeune âge de la cohorte, la moindre efficacité de l'AMP chez les AJA-C souligne la nécessité d'un conseil reproductif individualisé et d'une amélioration des pratiques d'orientation vers la PF dès le diagnostic.

Poster présenté aux journées de la FFER 2026 (FFER-0070-2026). Résumé rédigé par ses auteurs, présenté ici sous forme structurée.

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Poster présenté aux journées de la FFER 2026 sous la référence FFER-0070-2026. Le livret des résumés et le programme sont publiés sur le site du congrès : ffer-montpellier2026.fr.

Analyse revue et mise à jour le 1 octobre 2026 par la rédaction des JTA. Comment ces pages sont faites.

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