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Association entre les taux preconceptionnels de tsh et la qualité embryonnaire chez les femmes bénéficiant d'une ICSI

SLAMA R. S. K. — tunis service de biologie de la Reproduction , Hopital Militaire Principal d'Instruction de Tunis , Tunisie

Ce qu'il faut retenir

Des taux plus élevés de TSH, même dans les limites hautes de la normale, semblent associés à une altération de la compétence embryonnaire en ICSI. Un seuil autour de 2,7 mUI/L pourrait présenter un intérêt clinique pour l'optimisation préconceptionnelle.

En clair. Une thyroïde un peu paresseuse, même dans les normes, va de pair avec des embryons de moins bonne qualité.

De quoi il s'agit

Une thyroïde un peu paresseuse, mais dans les normes du laboratoire, a-t-elle une influence sur les embryons ? Les auteurs ont repris 168 cycles d'ICSI réalisés entre 2024 et 2026 et cherché une corrélation entre le taux de TSH avant conception et la qualité embryonnaire obtenue. La corrélation est négative et significative : plus la TSH monte, même dans la zone considérée comme normale, moins les embryons sont de bonne qualité.

Ce que les auteurs voulaient savoir

Les hormones thyroïdiennes interviennent dans la folliculogenèse, la maturation ovocytaire et le développement embryonnaire précoce. En PMA, l'impact des valeurs de TSH situées dans la limite supérieure de la normale reste controversé, notamment chez les femmes euthyroïdiennes.

Comment ils ont procédé

Étude de cohorte rétrospective monocentrique incluant 250 cycles d'ICSI en frais réalisés entre 2024 et 2026. Après exclusion des cycles non exploitables, 168 cycles ont été analysés. Le critère principal était le taux d'embryons favorables, défini comme la proportion d'embryons de bonne qualité et de qualité intermédiaire parmi l'ensemble des embryons J2/J3. Les analyses statistiques comprenaient corrélation de Spearman, tests de Kruskal-Wallis, régression binomiale ajustée, spline cubique restreinte et courbe ROC.

Ce qu'ils ont observé

La TSH était corrélée négativement au taux d'embryons favorables (rho = - 0,189 ; p = 0,014) et au taux d'embryons de bonne qualité (rho = -0,267 ; p < 0,001). Une diminution progressive du taux d'embryons favorables était observée selon les catégories croissantes de TSH : 50,3 % (3,5 mUI/L). En analyse multivariée ajustée sur l'âge, l'AMH et le nombre d'ovocytes en MII, la TSH restait indépendamment associée au taux d'embryons favorables (OR = 0,959 ; IC95% [0,923–0,997] ; p = 0,036). L'analyse par spline confirmait une relation non linéaire (p = 0,005). L'analyse ROC identifiait un seuil exploratoire de 2,73 mUI/L.

Ce qu'ils en concluent

Des taux plus élevés de TSH, même dans les limites hautes de la normale, semblent associés à une altération de la compétence embryonnaire en ICSI. Un seuil autour de 2,7 mUI/L pourrait présenter un intérêt clinique pour l'optimisation préconceptionnelle.

Poster présenté aux journées de la FFER 2026 (FFER-0063-2026). Résumé rédigé par ses auteurs, présenté ici sous forme structurée.

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Poster présenté aux journées de la FFER 2026 sous la référence FFER-0063-2026. Le livret des résumés et le programme sont publiés sur le site du congrès : ffer-montpellier2026.fr.

Analyse revue et mise à jour le 1 octobre 2026 par la rédaction des JTA. Comment ces pages sont faites.

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