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Sommeil, stress et rendement ovocytaire : un facteur négligé
BOUGATEF H., MOHAMED ALI F., ben TEKAYA, KEFI H., ABDELAZIZ O., SONIA J. — military hospital of Tunisia department of Psychiatry Tunis Tunisia
Ce qu'il faut retenir
Chez 59 patientes en ICSI, près de la moitié dorment mal et la moitié présentent une insomnie. Un mauvais sommeil et un stress élevé s'accompagnent d'un nombre d'ovocytes recueillis plus faible.
En clair. Mal dormir et vivre sous tension va de pair avec un moindre nombre d'ovocytes recueillis : un facteur rarement pris en compte avant une FIV.
Contexte
Le stress du parcours d'AMP est reconnu et souvent accompagné sur le plan psychologique, mais rarement considéré comme un paramètre biologique. Le sommeil, lui, n'est presque jamais évalué avant une stimulation, alors qu’il influence la régulation hormonale.
Ce qui a été fait
Étude prospective menée en Tunisie entre juin 2025 et janvier 2026, incluant 59 patientes de 18 à 40 ans réalisant leur premier ou deuxième cycle d'ICSI avec transfert frais. Étaient exclues les pathologies psychiatriques sévères, les apnées du sommeil non traitées et les situations médicales non contrôlées. Quatre échelles validées ont été utilisées : qualité du sommeil, sévérité de l'insomnie, stress perçu et qualité de vie spécifique à l'infertilité.
Résultats
L'âge moyen était de 32,8 ans pour une durée d'infertilité de 3,3 ans, avec un taux de grossesse global de 37,3 %. Les chiffres les plus frappants concernent la prévalence : 45,8 % des patientes présentaient une mauvaise qualité de sommeil et 50,8 % une insomnie. Ces paramètres, ainsi que le niveau de stress, sont associés à un rendement ovocytaire réduit.
Limites
Cinquante-neuf patientes dans un seul centre, avec des échelles auto-déclarées et aucun marqueur objectif du sommeil ou du stress. Les facteurs de confusion — indice de masse corporelle, mode de vie, médicaments — ne sont pas complètement contrôlés.
Portée pratique
L'effectif est trop faible pour conclure fermement, mais la prévalence relevée est en soi un résultat : une patiente sur deux entre en stimulation avec un sommeil dégradé. Poser la question fait partie des gestes simples et sans coût, et l'insomnie se traite. C'est un angle rarement abordé dans les parcours.
Accéder au document source
Résumé n° P-584 du livret officiel du congrès, en accès libre : Human Reproduction, vol. 41, suppl. 1, 2026 (PDF, 42e réunion annuelle de l'ESHRE, Londres, 5-8 juillet 2026). Le texte intégral est en anglais et reste la propriété de l'ESHRE et de ses auteurs.
Analyse revue et mise à jour le 1 octobre 2026 par la rédaction des JTA. Comment ces pages sont faites.