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Dévitrification ultra-rapide des blastocystes : vers un nouveau standard en laboratoire de FIV ?
GALATI Eve — Rue Charles Lauer 92210 Saint Cloud Service de Médecine et Biologie de la reproduction-Centre Hospitalier des quatre villes -Saint Cloud
Ce qu'il faut retenir
Un réchauffement en une minute à 37 °C donne 100 % de survie à 24 heures et des taux de grossesse comparables au protocole classique, sur 267 transferts.
Contexte
Le réchauffement conventionnel d'un blastocyste vitrifié enchaîne plusieurs bains de dilution des cryoprotecteurs, sur cinq à dix minutes. Réduire cette durée diminue l'exposition de l'embryon aux cryoprotecteurs et le temps de manipulation, deux sources connues de variabilité entre opérateurs. Encore faut-il démontrer que la sécurité n'en pâtit pas.
Ce qui a été fait
Étude en deux temps. D'abord un volet prospectif de sécurité : 30 blastocystes vitrifiés à J5, de stade B2 à B5 et de grade A ou B pour le trophectoderme et la masse cellulaire interne selon Gardner, suivis à trois moments après réchauffement. Ensuite un volet rétrospectif d'efficacité comparant 134 transferts en protocole standard à 133 en protocole ultra-rapide.
Résultats
La survie est de 100 % immédiatement après réchauffement et reste de 100 % à 24 heures. La ré-expansion progresse de 53 % dans l'immédiat à 83 % à deux ou trois heures, puis 100 % à 24 heures. Deux tiers des blastocystes ont repris leur développement à 24 heures. Les deux groupes de transfert sont comparables en âge et en IMC, et les taux de grossesse clinique ne diffèrent pas.
Limites
Trente embryons pour le volet sécurité, c'est peu pour détecter un événement rare, et seuls des blastocystes de bon grade ont été inclus : rien ne dit que les embryons de qualité moyenne, les plus nombreux en pratique, se comportent aussi bien. Le volet comparatif est rétrospectif et monocentrique.
Portée pratique
C'est typiquement le genre de résultat qui change l'organisation d'un laboratoire avant de changer les recommandations : un gain de temps par embryon, moins d'étapes donc moins d'erreurs possibles, à condition de valider la technique sur sa propre population, y compris les blastocystes de grade inférieur.