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Le cycle naturel modifie peut-il atténuer les risques obstétricaux lies à l'âge maternel avance ? Résultats périnataux de 268 transferts d’un blastocyste euploïde

2026FFER 2026Embryologie et laboratoireClinique🇪🇸 Espagne

Mallafré Anna — Av Diagonal 662-664, 08034 Barcelone, Espagne Institut Marquès, FutureLife Group, Barcelone

Ce qu'il faut retenir

Chez les patientes ovulatoires jusqu'à 50 ans, le transfert d'embryon congelé en cycle naturel modifié permet d'obtenir des résultats reproductifs comparables à ceux observés chez les patientes plus jeunes, y compris après ajustement par cycle initié. Bien que certains risques obstétricaux demeurent plus élevés avec l'âge, cette stratégie apparaît comme une option pertinente pour limiter leur impact tout en maintenant d'excellents résultats cliniques.

Objectif

L'augmentation de l'âge maternel constitue un défi majeur en AMP en raison d'un risque accru de prééclampsie, de prématurité, de retard de croissance fœtale et de diabète gestationnel. Chez les patientes ovulatoires, le transfert d'embryon congelé en cycle naturel modifié (CNM) préserve le corps jaune et pourrait réduire certaines complications obstétricales par rapport aux cycles substitués. Cependant, les données concernant les patientes de plus de 40 ans restent limitées

Méthode

Étude clinique comparative rétrospective monocentrique incluant 268 transferts uniques de blastocystes euploïdes congelés (≥3BB, classification de Gardner) réalisés en CNM entre janvier 2018 et décembre 2022 chez des patientes ovulatoires régulières. Les patientes >40 ans (n=112 ; 43,8±2,4 ans) ont été comparées aux patientes ≤40 ans (n=156 ; 36,5±3,0 ans). Les groupes étaient comparables concernant l'IMC, l'âge de la donneuse d'ovocytes, le recours au don de sperme et la qualité du trophhectoderme. Ont été analysés les taux d'annulation, de grossesse, de fausse couche, de naissance vivante, de prééclampsie sévère, de prématurité < 37 semaines, le poids de naissance ainsi que les taux de naissance vivante par cycle initié.

Résultats

Les taux d'annulation étaient comparables entre les groupes (>40 ans : 8,1 % vs ≤40 ans : 8,7 % ; p=0,81), sans différence concernant les principales causes d'annulation : endomètre fin (44 % vs 49 % ; p=0,77), ovulation spontanée (26 % vs 19 % ; p=0,57) ou aspect endométrial anormal (36 % vs 26 % ; p=0,33). Les résultats reproductifs ne différaient pas selon l'âge. Les taux de grossesse étaient identiques (56 % vs 56 % ; p=0,98), de même que les taux de fausse couche (15 % vs 15 % ; p=0,87) et de naissance vivante (45 % vs 47 % ; p=0,70). Les complications obstétricales étaient plus fréquentes après 40 ans, sans atteindre la significativité statistique, avec une prééclampsie sévère presque doublée (1,8 % vs 0,9 % ; p=0,53) et une augmentation de la prématurité avant 37 semaines (8,7 % vs 4,5 % ; p=0,36). Le poids de naissance était significativement plus faible chez les patientes >40 ans (3145±613 g vs 3347±419 g ; p=0,028), tout en restant dans les valeurs physiologiques. Après ajustement sur les cycles initiés, aucune différence significative n'était observée concernant le taux de naissance vivante (41 % vs 43 % ; p=0,76) ni le taux de naissance vivante à terme (38 % vs 41 % ; p=0,56).

Conclusion des auteurs

Chez les patientes ovulatoires jusqu'à 50 ans, le transfert d'embryon congelé en cycle naturel modifié permet d'obtenir des résultats reproductifs comparables à ceux observés chez les patientes plus jeunes, y compris après ajustement par cycle initié. Bien que certains risques obstétricaux demeurent plus élevés avec l'âge, cette stratégie apparaît comme une option pertinente pour limiter leur impact tout en maintenant d'excellents résultats cliniques.

Poster présenté aux journées de la FFER 2026 (FFER-0034-2026). Résumé rédigé par ses auteurs, présenté ici sous forme structurée.

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