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Transfert unique d'embryon euploïde : déterminants de la naissance vivante
Garcia-Faura Alex — Av Diagonal 662-664, 08034 Barcelone, Espagne Institut Marquès, FutureLife Group, Barcelone
Ce qu'il faut retenir
Sur 2 599 transferts d'embryons euploïdes, la préparation endométriale en cycle naturel modifié triple la probabilité de naissance vivante et divise par trois le risque de fausse couche.
Contexte
Transférer un embryon unique déjà testé euploïde neutralise la principale source de variabilité, l'embryon lui-même. Ce qui reste explique donc ce qui dépend de la patiente et de la prise en charge. C'est le meilleur cadre pour isoler l'effet de la préparation endométriale, question débattue depuis des années entre cycle substitué et cycle naturel.
Ce qui a été fait
Étude rétrospective monocentrique sur 2 599 transferts uniques d'embryons euploïdes entre janvier 2018 et juin 2025. Régressions logistiques sur le test de grossesse, la naissance vivante, la fausse couche, la grossesse biochimique, la césarienne, le faible poids de naissance et la prématurité, en tenant compte de l'âge, de l'IMC, du don d'ovocytes, de l'âge ovocytaire, des paramètres spermatiques, du rang du cycle et du protocole de préparation.
Résultats
La plupart des associations observées en analyse simple disparaissent après ajustement. Seul le cycle naturel modifié résiste : naissance vivante avec un odds ratio de 3,09 (IC 95 % 1,22–7,82) et fausse couche avec un odds ratio de 0,32 (IC 95 % 0,13–0,82). L'âge, l'IMC, le don d'ovocytes et les paramètres spermatiques ne ressortent pas.
Limites
Les intervalles de confiance sont larges, signe d'effectifs limités dans le bras cycle naturel. Surtout, le choix du protocole n'est pas aléatoire : les patientes qui ovulent régulièrement sont éligibles au cycle naturel, celles qui n'ovulent pas reçoivent un cycle substitué. Une partie de l'effet mesuré peut refléter cette sélection.
Portée pratique
Le signal converge avec plusieurs travaux récents, y compris sur le versant obstétrical où le cycle naturel est associé à moins de prééclampsie. Il reste à confirmer par un essai randomisé, mais l'argument est désormais assez solide pour peser dans la discussion avec une patiente qui ovule.