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Enfants de mères atteintes du syndrome des ovaires polykystiques : un profil métabolique altéré
TAN G., WEI S.Q., TAN J., DAHAN M.H., CAO, TAN S.L. — OriginElle Fertility Clinic & Women’s Health Centre Obstetrics and Gynecology Montreal Canada
Ce qu'il faut retenir
Sur plus de neuf millions d'enfants issus de 26 études, ceux nés de mères atteintes du syndrome des ovaires polykystiques présentent un indice de masse corporelle plus élevé, une insulinémie à jeun augmentée et un métabolisme du glucose altéré, avec un suivi moyen de dix ans.
En clair. Les enfants nés de mères atteintes du syndrome des ovaires polykystiques présentent plus de surpoids et de troubles du métabolisme du sucre.
Contexte
Le syndrome des ovaires polykystiques est associé à des anomalies métaboliques chez la mère. La question, rarement posée, est de savoir si l'enfant en hérite, soit par transmission génétique, soit par l'environnement de la grossesse. La réponse engage le suivi pédiatrique de plusieurs centaines de milliers d'enfants en France.
Ce qui a été fait
Revue systématique et méta-analyse conduite selon la méthode PRISMA et la méthodologie Cochrane, avec protocole enregistré à l'avance dans PROSPERO. Vingt-six études comparatives ont été retenues, totalisant 9 097 136 enfants suivis en moyenne pendant 9,9 ans.
Résultats
Les enfants concernés ont un indice de masse corporelle significativement plus élevé, avec une différence standardisée de 0,20, sur 17 études. Les marqueurs du métabolisme glucidique sont également altérés, dont l'insuline à jeun avec une différence standardisée de 0,31.
Limites
L'hétérogénéité entre études est considérable pour plusieurs critères, et certains résultats ne reposent que sur un petit nombre de travaux. Surtout, la confusion résiduelle ne peut être écartée : les mères atteintes sont plus souvent en surpoids, et l'alimentation familiale n'est pas mesurée.
Portée pratique
Les différences sont statistiquement significatives mais d'ampleur modeste, ce qui doit être dit tel quel : il ne s'agit pas d'annoncer une maladie à ces enfants. L'intérêt est plutôt de justifier une attention au poids et au métabolisme dans ces familles, où le terrain est partagé.