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Rôle du médecin généraliste dans le parcours d'AMP : perceptions et attentes des femmes en parcours de FIV

2026FFER 2026CliniqueFrance

OULED MIHOUB M. — RN residence rousselot bat c AUBAGNE Département Universitaire de Médecine Générale (DUMG) Université Côte d'Azur Faculté de Médecine Nice France

Ce qu'il faut retenir

Bien que les MG soient souvent informés des difficultés de conception, leur implication dans le parcours de FIV apparaît limitée. Un renforcement de la coordination entre soins primaires et centres d'AMP pourrait améliorer l'accompagnement des patientes.

En clair. Le médecin traitant est au courant des difficultés du couple mais reste peu associé au parcours de FIV.

De quoi il s'agit

Le médecin traitant a-t-il une place dans un parcours de FIV ? Les auteurs ont interrogé 172 patientes engagées dans une FIV, dans deux centres français, sur le rôle qu’il a effectivement joué. Presque toutes ont un médecin traitant et les trois quarts l'ont informé de leurs difficultés, mais près de six sur dix ne l'ont jamais sollicité pendant le parcours, alors qu’elles expriment des attentes envers lui.

Ce que les auteurs voulaient savoir

L'infertilité constitue un enjeu croissant de santé publique. Parmi les techniques d'Assistance Médicale à la Procréation (AMP), la fécondation in vitro (FIV) représente un parcours médical complexe, associé à un retentissement psychologique et organisationnel important. Bien que le médecin généraliste (MG) soit au cœur de la coordination en soins primaires, sa place dans le parcours de FIV reste peu documentée du point de vue des patientes.

Comment ils ont procédé

Une étude de cohorte a été menée par auto-questionnaire auprès de femmes engagées dans un parcours de FIV dans deux centres d'AMP en France. Le questionnaire, complété après au moins une tentative de FIV, recueillait des données sociodémographiques, des informations sur le parcours de soins, le rôle du médecin généraliste et le vécu des patientes. Une analyse descriptive a été réalisée.

Ce qu'ils ont observé

Au total, 172 patientes ont répondu. La majorité déclaraient avoir un médecin traitant (93,6%) et 74,2% l'avaient informé des difficultés à concevoir. Toutefois, 58,9% n'avaient pas sollicité leur MG durant leur parcours. L'orientation vers les centres d'AMP était majoritairement assurée par les gynécologues (53,4%), contre 9,9% par les MG. La communication entre centres d'AMP et MG était fréquemment perçue comme inexistante (36,2%).

Ce qu'ils en concluent

Bien que les MG soient souvent informés des difficultés de conception, leur implication dans le parcours de FIV apparaît limitée. Un renforcement de la coordination entre soins primaires et centres d'AMP pourrait améliorer l'accompagnement des patientes.

Poster présenté aux journées de la FFER 2026 (FFER-0047-2026). Résumé rédigé par ses auteurs, présenté ici sous forme structurée.

Accéder au document source

Poster présenté aux journées de la FFER 2026 sous la référence FFER-0047-2026. Le livret des résumés et le programme sont publiés sur le site du congrès : ffer-montpellier2026.fr.

Analyse revue et mise à jour le 1 octobre 2026 par la rédaction des JTA. Comment ces pages sont faites.

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