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Projets parentaux et syndrome de klinefelter : données à partir de l'etude d'une cohorte de patients au CHU de lyon
CLARA C. — CHU de Lyon
Ce qu'il faut retenir
Cette étude montre que près d’1/3 des patients atteints d'un syndrome de Klinefelter engagent un projet parental, avec une grossesse obtenue dans près des 2/3 des cas. Si le recours au don de sperme demeure la voie la plus fréquente, près d’1/3 des grossesses sont obtenues grâce aux propres gamètes des patients.
En clair. Un tiers des hommes atteints du syndrome de Klinefelter engagent un projet parental, et deux sur trois obtiennent une grossesse.
De quoi il s'agit
Le syndrome de Klinefelter touche un homme sur 500 et représente une cause majeure d'azoospermie : que deviennent les projets parentaux de ces patients ? Les auteurs ont suivi 255 hommes au CHU de Lyon entre 2010 et 2026. Cent quatre-vingt-treize ont eu une biopsie testiculaire, avec récupération de spermatozoïdes dans 39,9 % des cas, et un tiers seulement avait engagé un projet parental au moment de l'étude.
Ce que les auteurs voulaient savoir
Le syndrome de Klinefelter est une condition génétique touchant environ 1/500 homme en France. Sur le plan de la fertilité, ce syndrome constitue une cause majeure d'azoospermie, représentant entre 1,5 % et 3 % de la population des hommes infertiles. Malgré ces défis, l'évolution des techniques de procréation médicalement assistée offre aujourd’hui diverses perspectives de parentalité. L'objectif est de recenser les parcours de procréation pour les patients atteints du syndrome de Klinefelter.
Comment ils ont procédé
Nous avons mené une étude rétrospective incluant 255 patients suivis entre 2010 et 2026 au CHU de Lyon (France). Les données recueillies concernaient les résultats de la biopsie testiculaire (TESE) ainsi que les parcours et les issues des projets parentaux.
Ce qu'ils ont observé
Parmi les 255 patients, 193 ont bénéficié d'une TESE, permettant la conservation de spermatozoïdes chez 77 patients, soit un taux de positivité de 39,9 %. Parmi les 255 patients, 172 (67,5 %) n'avaient pas de projet parental. Les 83 autres patients (32,5 %) avaient engagé un projet parental. Parmi eux, 52 (62,7 %) ont obtenu une grossesse : 16 (19,3 % des patients avec projet parental ; 30,8 % des grossesses obtenues) grâce à leurs propres gamètes et 36 (43,4 % ; 69,2 % des grossesses obtenues) grâce à un don de sperme. À ce jour, 31 patients (37,3 %) n'ont pas obtenu de grossesse : 22 (26,5 %) sont en échec de parcours (9 avec leurs propres gamètes, 11 par don de sperme et 2 après les deux approches), 6 (7,2 %) ont abandonné leur projet parental et 3 (3,6 %) sont toujours en cours de prise en charge.
Ce qu'ils en concluent
Cette étude montre que près d’1/3 des patients atteints d'un syndrome de Klinefelter engagent un projet parental, avec une grossesse obtenue dans près des 2/3 des cas. Si le recours au don de sperme demeure la voie la plus fréquente, près d’1/3 des grossesses sont obtenues grâce aux propres gamètes des patients. Ces résultats soulignent l'intérêt d'une prise en charge spécialisée permettant d'optimiser les possibilités de parentalité et d'accompagner les patients tout au long de leur parcours.
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Poster présenté aux journées de la FFER 2026 sous la référence FFER-0078-2026. Le livret des résumés et le programme sont publiés sur le site du congrès : ffer-montpellier2026.fr.
Analyse revue et mise à jour le 1 octobre 2026 par la rédaction des JTA. Comment ces pages sont faites.