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Risques obstétricaux chez les femmes âgées de 18 a 45 ans suivies en AMP et atteintes d’adenomyose : étude nationale fondée sur la cohorte ferticoh

2026FFER 2026EndométrioseClinique🇫🇷 France

MAGESH Sarulatha — 1, avenue du Stade de France 93212 Saint-Denis la Plaine cedex Agence de la Biomédecine

Ce qu'il faut retenir

Notre large étude nationale montre que l'adénomyose est un facteur de risque d'accouchement prématuré. Comparée aux femmes sans endométriose, elle augmente aussi le risque de placenta prævia, d'HPP et d'HRP (seule complication vasculaire majorée).

Objectif

L'adénomyose est une forme d'endométriose interne qui altère la fertilité via des anomalies de contractilité utérine et de réceptivité endométriale. Elle est associée à un risque accru de prééclampsie, d'accouchement prématuré et d'hémorragie du post-partum (HPP). Ses conséquences après fécondation in vitro (FIV) restent mal caractérisées. Cette étude visait à décrire les caractéristiques des femmes atteintes d'adénomyose et à évaluer le risque de complications obstétricales après FIV.

Méthode

Cette étude, fondée sur la cohorte FERTICOH, issue du SNDS, a inclus les accouchements après FIV survenus en France entre 2013 et 2024. Les accouchements ont été classés en trois groupes selon le diagnostic d'endométriose : adénomyose seule ou associée à une autre forme d'endométriose (G1), autre forme d'endométriose sans adénomyose (G2) et absence d'endométriose (G3). Étaient exclus les accouchements multiples, l'insémination artificielle, l'absence de parité et les malformations utérines. Les caractéristiques maternelles ont été décrites et comparées entre les groupes, et le risque de complications obstétricales a été estimé par des modèles multivariés (GEE), exprimé en odds ratios ajustés (ORa).

Résultats

Au total, 126 491 accouchements ont été inclus dans l'étude : 3 918 (3,1 %) dans le G1, 11 372 (9,0 %) dans le G2 et 111 201 (87,9 %) dans le G3. Les femmes du G1 étaient plus souvent primipares (69 % vs 68 % et 64 %, respectivement pour les G1, G2 et G3 ; p<0,001), avaient plus souvent conçu après transfert d’embryon congelé (TEC) (51 % vs 47 % et 47 % ; p<0,001), et présentaient des antécédents plus fréquents de diabète (3,1 % vs 2,0 % et 3,1 % ; p<0,001), d’HTA (3,4 % vs 2,9 % et 2,7 % ; p=0,020), de lupus (8,1 % vs 6,2 % et 3,1 % ; p<0,001) et de maladie de Crohn (0,7 % vs 0,6 % et 0,5 % ; p=0,015). Les antécédents gynécologiques (IOP (1,9 % vs 1,5 % et 1,0 %), SOPK (3,3 % vs 2,6 % et 2,4 %), fibromes utérins (1,6 % vs 0,9 % et 0,8 %) ; p<0,001) et obstétricaux (GEU (6,8 % vs 5,1 % et 5,9 %), IVG chirurgicales (2,5 % vs 1,5 % et 2,2 %), infections génitales hautes (4,8 % vs 3,1 % et 2,6 %) ; p<0,001) y étaient plus fréquents. Le G1 présentait des complications obstétricales plus fréquentes : placenta prævia (p<0,001), hémorragie du post-partum (HPP) (p<0,001), accouchement prématuré (p<0,001) et hématome rétroplacentaire (HRP) (p=0,016). Aucune différence n’était observée pour l’HTA gestationnelle, la prééclampsie, l’éclampsie, le syndrome HELLP, la thrombose veineuse, le RCIU, la mort fœtale intra utérin (MFIU) et la rupture prématurée des membranes. En analyse multivariée, après ajustement sur critères cliniques et statistiques, le G1 restait associé à un risque accru d

Conclusion des auteurs

Notre large étude nationale montre que l'adénomyose est un facteur de risque d'accouchement prématuré. Comparée aux femmes sans endométriose, elle augmente aussi le risque de placenta prævia, d'HPP et d'HRP (seule complication vasculaire majorée). Ces résultats devront être complétés par des études limitant les biais de classification ; intégrant les conceptions spontanées, la sévérité, la typologie et analysant TEC et protocoles, afin de mieux cibler la surveillance obstétricale.

Poster présenté aux journées de la FFER 2026 (FFER-0080-2026). Résumé rédigé par ses auteurs, présenté ici sous forme structurée.

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