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La diminution de l'expression de la lipocalin-type prostaglandin d synthase dans l'adenomyose : une avancée dans le diagnostic et le traitement ?

2026FFER 2026EndométrioseRecherche🇫🇷 France

prost pauline — 6 RUE FONTAINE DE LATTES Département de Gynécologie-Obstétrique, CHU de Nîmes, France

Ce qu'il faut retenir

Conclusion : Nous avons mis en évidence une diminution significative de l'expression de la Lipocalin Type Prostaglandin D Synthase (L-PGDS) dans l'utérus des patientes atteintes d'adénomyose. Ces données confirment l'implication de la voie des prostaglandines D2 dans l'adénomyose.

Objectif

Introduction : L'adénomyose est une affection gynécologique bénigne fréquente dont la physiopathologie reste encore mal comprise. L'implication de la voie des prostaglandines D2 a été étudiée dans plusieurs pathologies, mais jamais dans l'adénomyose humaine. Comprendre l'interaction entre la prostaglandine D2 et l'adénomyose pourrait améliorer les stratégies de prise en charge des femmes atteintes.

Méthode

Matériel et Méthodes : Il s'agit d'une étude de cohorte portant sur des échantillons utérins humains. Nous avons analysé 25 utérus de patientes, 15 présentant une adénomyose et 10 témoins. Nous avons quantifié, par une analyse immunohistochimique, l'expression du CD45, un marqueur de l'inflammation, ainsi que celle des deux prostaglandines D synthases ; la Lipocalin-Type Prostaglandin D Synthase (L-PGDS) et l’Hematopoietic-Type Prostaglandin D Synthase (H-PGDS), dans sept compartiments utérins. Le logiciel QuPath a été utilisé pour annoter et définir les régions d'intérêt (ROIs) et quantifier automatiquement l'intensité de la coloration des biomarqueurs.

Résultats

Résultats : Nous avons observé une diminution significative de l'expression de la Lipocalin-Type Prostaglandin D Synthase (L-PGDS) dans l'utérus des patientes atteintes d'adénomyose par rapport aux témoins (p=0,015). Cette différence était présente dans presque tous les compartiments utérins, avec une différence particulièrement marquée dans l'endomètre et le myomètre externe. Aucune différence significative de l'expression de la Lipocalin-Type Prostaglandin D Synthase (L-PGDS) n'a été observée en fonction de la sévérité de l'atteinte (p=0,63). Aucune différence non plus dans l'expression de l'Hematopoietic-Type Prostaglandin D Synthase (H-PGDS) entre les patientes atteintes d'adénomyose et les témoins (p=0,28). Enfin, les lésions d'adénomyose (glandes ectopiques) étaient significativement plus infiltrées par des cellules inflammatoires CD45-positives que les glandes eutopiques des témoins (p=0,03).

Conclusion des auteurs

Conclusion : Nous avons mis en évidence une diminution significative de l'expression de la Lipocalin Type Prostaglandin D Synthase (L-PGDS) dans l'utérus des patientes atteintes d'adénomyose. Ces données confirment l'implication de la voie des prostaglandines D2 dans l'adénomyose. Cette étude suggère que la Lipocalin-Type Prostaglandin D Synthase (L-PGDS) pourrait être un nouveau biomarqueur pour un diagnostic précoce et une cible thérapeutique potentielle.

Poster présenté aux journées de la FFER 2026 (FFER-0067-2026). Résumé rédigé par ses auteurs, présenté ici sous forme structurée.

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