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Vérifier la réponse aux glucocorticoïdes avant transfert en cas de suractivation immunitaire endométriale

Analyse rédigée2026FFER 2026Endomètre et implantationClinique🇫🇷 France

Manivet Mika — 4 Rue Lasson, 75012 Paris, France Centre d’Assistance Médicale à la Procréation, Hôpital des Bluets, 4 Rue Lasson, 75012 Paris, France

Ce qu'il faut retenir

Contrôler que le profil immunitaire s'est réellement normalisé sous corticoïdes avant de transférer fait passer le taux de naissance vivante de 32 % à 51,5 %, principalement en réduisant les fausses couches.

Contexte

Les glucocorticoïdes sont prescrits de longue date en cas d'échec d'implantation répété ou de fausses couches récurrentes, avec des résultats contradictoires dans la littérature. L'hypothèse testée ici est que ces contradictions viennent de la prescription à l'aveugle : on traite sans vérifier que le profil immunitaire visé a bougé.

Ce qui a été fait

Cohorte rétrospective monocentrique de femmes de 40 ans au plus présentant une suractivation immunitaire endométriale documentée pendant la fenêtre d'implantation. Deux stratégies comparées sur 148 transferts : traitement empirique par corticoïdes chez 81 patientes, ou réévaluation du profil immunitaire sous traitement chez 67, avec adaptation ou arrêt en cas de non-réponse. Analyses ajustées sur l'âge, le type de transfert, le nombre d'embryons et la qualité embryonnaire.

Résultats

Parmi les patientes réévaluées, 40 % seulement voient leur profil s'améliorer ou se normaliser sous corticoïdes : la majorité ne répond donc pas au traitement qu'on leur aurait prescrit sans contrôle. Le taux de grossesse clinique est comparable entre les deux stratégies (59,1 % contre 51,9 %, p = 0,38), mais la grossesse évolutive (53,0 % contre 33,3 %, p = 0,036) et la naissance vivante (51,5 % contre 32,1 %, p = 0,017) sont significativement supérieures dans le groupe réévalué, l'écart se creusant après l'obtention de la grossesse.

Limites

Rétrospective et monocentrique, avec une allocation non randomisée entre les deux stratégies. Le test immunitaire endométrial utilisé n'est pas standardisé entre centres, ce qui limite la reproductibilité. Et le dispositif ne permet pas de distinguer l'effet de la vérification de celui de l'arrêt du traitement chez les non-répondeuses.

Portée pratique

Le chiffre à retenir n'est pas le gain de naissances mais les 40 % de répondeuses : si la majorité des patientes traitées ne répondent pas, prescrire sans contrôler expose sans bénéfice. Le principe — vérifier que le biomarqueur ciblé a bougé avant de poursuivre — mériterait d'être appliqué à l'ensemble des immunomodulations proposées en AMP, dont beaucoup restent des add-ons sans preuve.

Analyse rédigée par Les JTA à partir du résumé présenté à FFER 2026 (FFER-0066-2026). Le résumé original reste la propriété de ses auteurs.

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