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Syndrome du follicule vide en fécondation in vitro : identification d’une nouvelle mutation du récepteur lhcg et revue de la littérature

DUPORT PERCIER Marie — 371 avenue du Doyen Gaston Giraud, 34090 Montpellier CHU de Montpellier

Ce qu'il faut retenir

Cette observation illustre la difficulté de la prise en charge clinique de ces patientes. Elle nous a permis d’identifier une nouvelle mutation du LHCGR non décrite dans la littérature, d’obtenir des données sur sa pathogénicité in vivo, et ainsi de mieux comprendre la fonctionnalité de ce récepteur.

Objectif

Le syndrome du follicule vide (SFV) est un événement rare (0,2 à 7 % des ponctions). Plusieurs mutations génétiques du récepteur LH/hCG ont été identifiées. La pathogénicité de ces mutations peut être faible, modérée ou totale. Récemment, plusieurs auteurs ont réussi à obtenir des ovocytes matures et des naissances vivantes chez ces patientes porteuses de mutations du LHCGR, grâce à l’utilisation de protocoles de stimulation adaptés.

Méthode

Nous présentons le cas d'une patiente de 24 ans avec un SFV prise en charge dans notre centre. Un séquençage de l'exome a été réalisé suite à l'absence d'ovocytes après 2 ponctions ovariennes. Une revue systématique de la littérature a également été conduite afin de synthétiser toutes les causes connues du SFV et les solutions thérapeutiques proposées.

Résultats

Pour cette patiente, le premier cycle de stimulation a été annulé pour hypo- réponse, puis les deux cycles de stimulation suivants ont été associés à une ponction ovarienne, mais aucune n’a permis d’obtenir d’ovocytes malgré des conditions techniques adéquates. Suite à l’échec de ces trois tentatives, le séquençage de l’exome a montré une mutation du gène LHCGR non publiée à ce jour (3ème domaine transmembranaire du récepteur). La modélisation 3D suggère une implication directe dans la stabilisation des conformations actives et inactives de la protéine. Les analyses in silico prédictives ont confirmé la pathogénicité de cette mutation avec un score élevé (> 0.9 pour une échelle de 0 à 1). En revanche, l’augmentation de la concentration d’estradiol pendant les protocoles de stimulation suggérait au contraire une inactivation partielle du LHCGR, laissant augurer qu’un protocole récemment publié dans la littérature pourrait fonctionner en augmentant les doses de LH pendant la stimulation (450UI), les doses d’hCG au déclenchement (10000 UI), ainsi qu’avec l’augmentation du délai entre le déclenchement et la ponction (40 heures). Malgré une augmentation plus importante de la concentration d’estradiol pendant la stimulation et un pic de LH satisfaisant, aucune récupération ovocytaire n’a pu être obtenue. La maturation in vitro (MIV) ne semblait pas indiquée pour ce cas d’après la littérature car aucun ovocyte (même immature) ni aucune cellule de la granulosa n’a jamais été identifi

Conclusion des auteurs

Cette observation illustre la difficulté de la prise en charge clinique de ces patientes. Elle nous a permis d’identifier une nouvelle mutation du LHCGR non décrite dans la littérature, d’obtenir des données sur sa pathogénicité in vivo, et ainsi de mieux comprendre la fonctionnalité de ce récepteur. Des analyses in vitro sont en cours afin de caractériser l’impact de cette mutation sur les mécanismes moléculaires et cellulaires au niveau de la thèque, de la granulosa et de l’ovocyte.

Poster présenté aux journées de la FFER 2026 (FFER-0059-2026). Résumé rédigé par ses auteurs, présenté ici sous forme structurée.

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