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Détresse psychologique des patientes venues de l'étranger pour une FIV

Analyse rédigée2020Éthique, accès aux soins et sociétéCC BY

Ce qu'il faut retenir

Sur 161 patientes d'un centre espagnol, les 71 venues de l'étranger présentent des niveaux d'anxiété supérieurs à ceux des 90 patientes locales, l'écart étant le plus net chez les receveuses de don d'ovocytes.

En clair. Les femmes venues de l'étranger, surtout celles qui reçoivent un don d'ovocytes, sont plus anxieuses que les patientes locales traitées dans le même centre.

Contexte

Le parcours transfrontalier ajoute à l'épreuve de l'infertilité une série de contraintes propres : la langue, les déplacements, l'absence de repères, la difficulté d'obtenir des explications, et souvent le secret gardé vis-à-vis de l'entourage. Personne n'avait mesuré ce que cela produit.

Ce qui a été fait

Étude transversale portant sur 161 femmes infertiles en cours de FIV dans un centre espagnol : 71 venues de l'étranger et 90 résidentes espagnoles. Trois questionnaires validés ont été utilisés — inventaire d'anxiété de Spielberger, inventaire de dépression de Beck et questionnaire de personnalité de Zuckerman-Kuhlman — complétés par le recueil des données sociodémographiques, cliniques et reproductives.

Résultats

Les patientes venues de l'étranger, et particulièrement les receveuses d'ovocytes de don, présentent des niveaux d'anxiété plus élevés que les patientes locales. Les profils cliniques, sociodémographiques et de personnalité des deux groupes sont également décrits et comparés.

Limites

Étude transversale monocentrique : elle mesure un état à un moment donné, sans dire si l'anxiété précède le départ ou en découle. Les patientes étrangères sont par construction plus âgées et plus avancées dans leur parcours, ce qui contribue à l'écart.

Portée pratique

Le résultat justifie ce que réclament les patientes dans les études qualitatives : un accompagnement psychologique qui ne s'arrête pas à la frontière. Aujourd’hui, la femme qui part est suivie en Espagne pour le traitement et nulle part pour le reste.

Lasheras G et al. — titre original : Cross-Border Reproductive Care : Psychological Distress in A Sample of Women Undergoing In Vitro Fertilization Treatment with and without Oocyte Donation

Accéder à l'étude

Référence PubMed : PMID 32681625. Licence CC BY.

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Analyse revue et mise à jour le 1 octobre 2026 par la rédaction des JTA. Comment ces pages sont faites.

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