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FIV de première intention dans le SOPK : faut-il un prétraitement par pilule ?

Analyse rédigée2013Syndrome des ovaires polykystiquesSOPKFrance

Ce qu'il faut retenir

Chez 113 femmes aux ovaires polykystiques, prolonger la pilule avant la stimulation n'améliore ni la croissance folliculaire ni la qualité des ovocytes, et s'accompagne même de taux de grossesse inférieurs par cycle.

En clair. Prendre la pilule plusieurs semaines avant la stimulation n'apporte rien aux femmes aux ovaires polykystiques.

De quoi il s'agit

Avant une FIV pour ovaires polykystiques, faut-il prescrire une pilule contraceptive en amont ? Les auteurs ont comparé 113 patientes selon qu’elles recevaient ou non ce prétraitement, longtemps utilisé pour programmer le cycle. Les résultats permettent de savoir si cette étape supplémentaire se justifie.

Contexte

L'aspect polykystique des ovaires concerne une part importante des patientes en FIV, entre le syndrome complet chez 18 à 25 % des couples infertiles et l'aspect échographique isolé retrouvé chez un tiers des femmes asymptomatiques. On supposait que ces patientes bénéficieraient d'une mise au repos hypophysaire prolongée par pilule avant la stimulation.

Ce qui a été fait

Étude prospective non randomisée menée au CHU de Lille de janvier 2009 à décembre 2010, incluant 113 femmes répondant aux critères échographiques de Rotterdam et réalisant leur première FIV. Les bilans hormonaux et échographiques complets ont permis de comparer la suppression de la LH et des androgènes, la dynamique de croissance folliculaire et les résultats, entre pilule prolongée et protocole agoniste classique.

Résultats

Aucune différence sur la dynamique de croissance folliculaire ni sur les valeurs hormonales. Les taux de grossesse clinique et évolutive sont significativement plus bas dans le groupe pilule, alors même que la qualité des ovocytes et des embryons est identique. Les taux cumulés, eux, ne diffèrent pas, et l'incidence d'hyperstimulation n'est pas significativement différente.

Limites

Étude prospective mais non randomisée, sur un effectif modeste. Le décalage entre des taux par cycle inférieurs et des taux cumulés identiques suggère un effet sur le moment du transfert plutôt que sur la qualité biologique.

Portée pratique

Une étape de moins à imposer aux patientes : plusieurs semaines de pilule avant de commencer, sans bénéfice démontré et avec un signal défavorable sur le premier transfert. Le seul argument restant est organisationnel, celui de la programmation des cycles.

Titre original : First intention IVF protocol for polycystic ovaries : does oral contraceptive pill pretreatment influence controlled ovarian hyperstimulation outcome ?

Accéder à l'étude

Texte intégral en accès libre : PMC3 710 227. DOI : 10.1186/1477-7827-11-54. Licence CC BY.

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Analyse revue et mise à jour le 2 octobre 2026 par la rédaction des JTA. Comment ces pages sont faites.

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