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Caractéristiques et issues de 260 inductions de l’ovulation chez 44 patientes présentant un hypogonadisme hypo gonadotrope congénital ou acquis
Bry Gauillard Helene — 40 avenue de Verdun CHI Crreteil
Ce qu'il faut retenir
Cette étude met en évidence des issues favorables en termes de grossesse et de naissances vivantes après induction de l’ovulation hors FIV chez des patientes présentant un HH congénital ou acquis, avec 61% des patientes obtenant au moins une naissance vivante. L’induction de l’ovulation était réalisable et associée à un faible taux d’annulation, sous réserve d'un monitorage de l'ovulation précautionneux afin d'éviter le développement multifolliculaire à risque de grossesses multiples.
Objectif
Les hypogonadismes hypogonadotropes (HH) congénitaux comme acquis sont des pathologies rares responsables d’anovulation. Ils représentent une proportion faible des patients consultants pour infertilité : leur prise en charge ainsi que le pronostic de fertilité sont peu évalués mais mentionnés comme mauvais dans les rares articles sur le sujet.
Méthode
L'objectif de l'étude était d'évaluer les particularités des inductions de l’ovulation sur ce terrain, les chances et les issus de grossesse après induction de l’ovulation hors FIV. L’impact du caractère congénital et acquis ainsi que la présence des déficits associés ont été analysés. Nous avons inclus de façon rétrospective toutes patientes majeures infertiles avec un HH hors aménorrhée hypothalamique, associé ou non à d’autres déficits hypophysaires, ayant eu une stimulation ovarienne par gonadotrophines suivie de rapports sexuels ou d’insémination intra utérine entre 2007 à 2022 dans le centre d’AMP du CHI de Créteil. Les stimulations ovariennes avec utilisation de pompe à GnRH étaient exclues.
Résultats
260 stimulations chez 44 patientes ont été analysées. Parmi les patientes : 18 avaient un hypogonadisme congénital (CHH). 26 avaient un HH acquis (AHH), incluant 7 HH secondaire à un craniopharyngiome, 2 à une hypophysite, 1 à une hydrocéphalie, 1 à un abcès hypophysaire, 1 à un syndrome de Sheehan, 1 à une apoplexie hypophysaire, 3 à un adénome à PRL résistant aux agonistes dopaminergiques, 10 à des séquelles de chirurgie de tumeurs. 23 patients (52%) avaient un HH isolé, 5 patientes avaient un déficit en GH isolé associé, 16 (36%) patientes étaient en pan-hypopituitarisme. Les patientes ayant un AHH étaient statistiquement plus âgées (33,5 +/-5 vs 28.8 +/- 4.3 ; p 0.002) avec un IMC plus important (29.3 +/- 8 versus 24, 7 +/- 4 p=0.04), et présentaient plus de pan- hypopituitarisme (58% vs 5%). Les caractéristiques ovariennes biologiques et échographiques étaient identiques. 213 cycles (82%) ont été jusqu’à leur terme avec un déclenchement de l’ovulation par HCG. 15% ont été annulés pour réponse excessive, 3% annulés pour non-réponse. La durée moyenne de stimulation était de 19 ± 4.7 jours avec une dose moyenne utilisée de 126 ± 50 IU. Au total, il a été obtenu 57 grossesses et 40 naissances vivantes (NV) : 36 bébés uniques et 8 jumeaux avec un poids de naissance moy de 3.2 +/-0.3 kg. Le taux de FCS était de 26% prédominant dans le groupe pan- hypopituitarisme (45% vs. 12% dans IHH) dont une patiente avec IMC à 50 a concentré 3 FCS. 64% des patientes ont eu au moins une gro
Conclusion des auteurs
Cette étude met en évidence des issues favorables en termes de grossesse et de naissances vivantes après induction de l’ovulation hors FIV chez des patientes présentant un HH congénital ou acquis, avec 61% des patientes obtenant au moins une naissance vivante. L’induction de l’ovulation était réalisable et associée à un faible taux d’annulation, sous réserve d'un monitorage de l'ovulation précautionneux afin d'éviter le développement multifolliculaire à risque de grossesses multiples.