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Comparaison du protocole pps avec dispositif intra utérin au levonorgestrel au protocole antagoniste dans le cadre d'une préservation ovocytaire non médicale

2026FFER 2026CliniqueFrance

BRUN APOLLINE L.E. — quai saint cast RENNES

Ce qu'il faut retenir

Le maintien d'un DIU au lévonorgestrel (Mirena® ou Kyleena®) pendant une stimulation ovarienne selon un protocole PPS semble permettre d'obtenir une réponse ovarienne et un rendement ovocytaire comparables à ceux observés avec un protocole antagoniste. De plus, à la différence des contraceptions oestro-progestatives, le DIU- LNG ne semble pas avoir d'impact négatif sur les valeurs de réserve ovarienne.

En clair. Garder son stérilet hormonal pendant la stimulation ne nuit pas au recueil d'ovocytes : une contrainte de moins pour les patientes.

De quoi il s'agit

Peut-on éviter l'ovulation prématurée pendant une stimulation sans injections quotidiennes d'antagoniste ? Les auteurs ont comparé 155 cycles de préservation de fertilité, les uns menés sous progestatif oral, les autres avec un stérilet au lévonorgestrel laissé en place. Les groupes différant par l'âge, l'analyse a été ajustée. Garder le stérilet ne pénalise pas le recueil d'ovocytes, ce qui évite de le retirer avant le traitement.

Ce que les auteurs voulaient savoir

Le protocole PPS (Progestin for pituitary suppression), fondé sur l'administration orale d'un progestatif afin de prévenir le pic prématuré de LH, représente aujourd’hui une alternative validée au protocole antagoniste dans le contexte de la préservation ovocytaire. Cependant, peu de données sont disponibles concernant l'utilisation d'un dispositif intra-utérin au lévonorgestrel (DIU-LNG) comme source de progestatif dans ce contexte.

Comment ils ont procédé

Nous avons réalisé une étude rétrospective descriptive incluant 155 cycles de stimulation ovarienne réalisés entre janvier 2022 et avril 2026 dans le cadre d'une préservation non médicale de la fertilité. 125 cycles ont été réalisés selon un protocole antagoniste chez des patientes sans contraception hormonale au long court et 30 cycles selon un protocole PPOS chez des patientes porteuses d'un DIU-LNG (Mirena® ou Kyleena®). Dans le groupe PPOS aucune patiente n'a bénéficié d'injection d'antagoniste de la GnRh. L'objectif principal concernait les résultats de la stimulation ovarienne (ovocytes matures, durée de traitements, doses reçues, etc.).

Ce qu'ils ont observé

Les patientes du groupe PPS étaient significativement plus jeunes que celles du groupe antagoniste (33,33 ± 2,04 versus 35,34 ± 1,71 ans ; p <0,001). Afin de prendre en compte cette différence, une analyse multivariée ajustée sur l'âge a été réalisée (p*). Celle-ci n'a pas mis en évidence de différence significative concernant les marqueurs de réserve ovarienne, qu’il s'agisse de l'AMH (2,41 ± 1,99 versus 2,66 ± 2,68 ng/mL ; p* = 0,87) ou du CFA (17,60 ± 8,14 versus 17,60 ± 11,23 ; p = 0,81). Concernant les paramètres de la stimulation, les doses initiales et totales de gonadotrophines étaient similaires entre les groupes (p* = 0,99 et p* = 0,33 respectivement). La durée de stimulation tendait à être légèrement plus longue dans le groupe PPOS sans atteindre la significativité statistique après ajustement (10,37 ± 1,30 versus 9,98 ± 1,59 jours ; p* = 0,073). Sur le plan hormonal, les patientes du groupe PPS présentaient une LH avant stimulation significativement plus élevée (8,79 ± 5,70 versus 5,78 ± 3,30 UI/L ; p* = 0,0016). Cette concentration de LH plus élevée persistait également sur la biologie réalisée avant le déclenchement dans le groupe PPOS (3,57 ± 2,53 versus 2,52 ± 2,11 UI/L ; p* = 0,009). En revanche, aucune différence significative n'était observée entre les groupes concernant les concentrations d'estradiol ou de progestérone au déclenchement. Enfin, le nombre d'ovocytes recueillis (9,9 ± 5,3 versus 10,4 ± 6,9 ; p = 0,92) et le nombre d'ovocytes matures vitrifiés

Ce qu'ils en concluent

Le maintien d'un DIU au lévonorgestrel (Mirena® ou Kyleena®) pendant une stimulation ovarienne selon un protocole PPS semble permettre d'obtenir une réponse ovarienne et un rendement ovocytaire comparables à ceux observés avec un protocole antagoniste. De plus, à la différence des contraceptions oestro-progestatives, le DIU- LNG ne semble pas avoir d'impact négatif sur les valeurs de réserve ovarienne.

Poster présenté aux journées de la FFER 2026 (FFER-0041-2026). Résumé rédigé par ses auteurs, présenté ici sous forme structurée.

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Poster présenté aux journées de la FFER 2026 sous la référence FFER-0041-2026. Le livret des résumés et le programme sont publiés sur le site du congrès : ffer-montpellier2026.fr.

Analyse revue et mise à jour le 1 octobre 2026 par la rédaction des JTA. Comment ces pages sont faites.

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