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Le coût par enfant rapporté au revenu prédit l'accès à la FIV dans le monde

Analyse rédigée2026ESHRE 2026Éthique, accès aux soins et sociétéÉtats-UnisCanada

KUKU S., SILVESTRI G., ROOKS S., PEREZ S., MURRAY A., SABLE D., CHAVEZ-BADIOLA A., ADAMSON G.D. — Conceivable Life Sciences Scientific Affairs New York, U.S.A.

Ce qu'il faut retenir

Le coût restant à la charge des patients par naissance, exprimé en pourcentage du revenu médian, prédit le recours à l'AMP. En dessous de 50 %, l'accès est maximal ; au-delà, il s'effondre.

En clair. Ce qui détermine l'accès réel à la FIV dans un pays, c'est le reste à charge rapporté au revenu : en dessous de la moitié d'un revenu annuel, le recours décolle.

Contexte

Le recours à la FIV varie d'un facteur considérable d'un pays à l'autre, et l'on invoque tantôt le coût, tantôt la culture, tantôt l'offre de soins. Rapporter le coût au revenu plutôt que de le considérer en valeur absolue permet de comparer des pays aux niveaux de vie très différents.

Ce qui a été fait

Analyse économique en santé exploitant des données secondaires de registres publics d'AMP et de bases économiques : ICMART, registre européen de l'ESHRE, registre américain et registres nationaux, sur 2021 à 2023, couvrant 25 pays ou régions représentant plus de 95 % des cycles réalisés dans le monde.

Résultats

Le coût brut par naissance va de 75 % du revenu annuel médian en Espagne à environ 300 % en Afrique du Sud et en Inde. Le coût net, après remboursement, va d'environ 25 % en Israël et au Japon à plus de 250 % en Afrique du Sud et en Asie du Sud-Est. Une régression en loi de puissance met en évidence une relation inverse nette entre ce ratio et le taux de recours.

Limites

Analyse au niveau des populations, qui interdit toute inférence causale individuelle. L'hétérogénéité des registres limite la comparabilité, et des facteurs culturels ou de capacité des centres ne sont pas mesurés. Les auteurs signalent une boucle possible : un fort recours peut réduire les coûts par effet d'échelle.

Portée pratique

Le seuil de 50 % donne un repère simple aux politiques publiques. Il éclaire aussi le cas français, où la gratuité place le pays dans la zone d'accès maximal — et où pourtant deux tiers des femmes n'accèdent jamais à la FIV après un premier échec, comme l'a montré la cohorte de 20 240 femmes. Le coût explique donc l'accès entre pays, mais pas les inégalités à l'intérieur d'un pays où il a été supprimé.

Analyse rédigée par Les JTA à partir du résumé présenté à ESHRE 2026 (L26/O-218). Le résumé original reste la propriété de ses auteurs ; il figure dans Human Reproduction, vol. 41, suppl. 1.

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