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La classification APHRODITE laisse de côté 1 285 hommes infertiles sur 7 121

Analyse rédigée2026ESHRE 2026SuisseDanemarkBrésil

GEIGER J., FISCHER, PHILIPP Q., GOBRECHT-KELLER U., HUMAIDAN P., ESTEVES S. — Gynecological Endocrinology RME Basel Switzerland

Ce qu'il faut retenir

Appliquée à 7 121 hommes, la nouvelle classification internationale des infertilités masculines n'en range aucun groupe pour 1 285 d'entre eux, dont un millier ont un spermogramme normal associé à un déficit hormonal.

En clair. La classification internationale des hypogonadismes masculins laisse de côté tout un groupe d'hommes : hormones basses mais spermogramme normal.

Contexte

La classification APHRODITE a été proposée pour structurer la prise en charge de l'infertilité masculine, jusque-là très hétérogène, en cinq groupes définis par le profil hormonal et le spermogramme. Comme toute classification nouvelle, elle devait être confrontée à la réalité d'une population large.

Ce qui a été fait

Étude de cohorte rétrospective observationnelle et descriptive incluant l'ensemble des hommes évalués pour infertilité dans un centre suisse entre 2000 et 2025, soit 7 121 patients disposant des données diagnostiques nécessaires. L'étude est explicitement descriptive, sans hypothèse préalable.

Résultats

La répartition est très déséquilibrée : 5 patients dans le groupe 1, 1 659 dans le groupe 2, 492 dans le groupe 3, 873 dans le groupe 4 et 2 807 dans le groupe 5. Surtout, 1 285 patients n'entrent dans aucun groupe, dont 1 012 présentent un spermogramme normal associé à une anomalie hormonale.

Limites

Étude rétrospective en population de consultation spécialisée, exposée à un biais de sélection. La période d'observation de vingt-cinq ans recouvre des évolutions démographiques et socioculturelles qui peuvent influencer la distribution observée.

Portée pratique

Un homme sur six échappe à la classification, et il s'agit d'un groupe homogène et identifiable : spermogramme normal, hormones anormales. Ces patients sont précisément ceux chez qui la prise en charge est la plus incertaine, puisqu’on ne sait pas quoi traiter. Les auteurs proposent de réviser le groupe 5 pour les intégrer.

Analyse rédigée par Les JTA à partir du résumé présenté à ESHRE 2026 (P-057). Le résumé original reste la propriété de ses auteurs.

Accéder au document source

Résumé n° P-057 du livret officiel du congrès, en accès libre : Human Reproduction, vol. 41, suppl. 1, 2026 (PDF, 42e réunion annuelle de l'ESHRE, Londres, 5-8 juillet 2026). Le texte intégral est en anglais et reste la propriété de l'ESHRE et de ses auteurs.

Analyse revue et mise à jour le 1 octobre 2026 par la rédaction des JTA. Comment ces pages sont faites.

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