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L'hypnose peri-transfert par audio preenregistre ameliore-t-elle les taux de grossesse en AMP ? Étude pilote de cohorte observationnelle appariée

2026FFER 2026CliniqueFrance

OVIDE C. — Centre AMP NatiFiv Hôpital de Meaux Bat Rdc - rue Saint Fiacre Meaux Médecine de la reproduction Centre NatiFiv / GHEF Meaux

Ce qu'il faut retenir

L'hypnose n'améliore pas significativement les taux de grossesse, mais toutes les estimations vont faiblement et constamment vers un bénéfice, suggérant un possible effet sur le maintien précoce. Ces résultats restent à interpréter avec prudence : des patientes volontaires sont comparées à des témoins historiques, exposant à des biais de sélection et de période, et l'effectif reste limité.

En clair. L'hypnose avant le transfert n'améliore pas significativement les grossesses, même si la tendance est favorable.

De quoi il s'agit

Le stress au moment du transfert nuit-il à l'implantation, et une séance d'hypnose peut-elle y remédier ? Les auteurs ont fait écouter un enregistrement d'hypnose à 68 patientes juste avant leur transfert, puis les ont comparées une à une à des patientes comparables suivies les années précédentes. Le taux de grossesse passe de 27,9 % à 33,8 %, un écart qui n'atteint pas le seuil de signification statistique sur cet effectif.

Ce que les auteurs voulaient savoir

Le transfert embryonnaire est un moment de forte charge émotionnelle ; stress et contractilité utérine pourraient peser sur l’implantation. L’hypnose, simple et non médicamenteuse, pourrait favoriser la détente utérine, mais les données restent limitées. Objectif : évaluer son impact sur les taux de grossesse.

Comment ils ont procédé

Étude pilote observationnelle, monocentrique : cohorte exposée (hypnose, prospective) vs témoins historiques (2024–2026), avec appariement 1:1. De janvier à avril 2026, les patientes débutant un transfert (TEC/TEF, blastocyste J5/J6, tout rang) recevaient trois séances d’hypnose audio préenregistrées (sage-femme formée), la veille, le jour J et pendant l’attente ; l’observance était contrôlée. Chaque incluse (n=68) était appariée en aveugle à une témoin sur les facteurs pronostiques : âge, type et rang de transfert, stade et qualité embryonnaires, IMC, préparation endométriale. Critère principal : grossesse clinique (échographie). Analyse appariée : test de McNemar et régression logistique conditionnelle ajustée.

Ce qu'ils ont observé

68 paires complètes ont été analysées. La grossesse clinique était de 33,8 % (23/68) sous hypnose vs 27,9 % (19/68) chez les témoins (OR apparié 1,36 ; IC95 % 0,63– 2,97 ; p=0,56 ; +5,9 points). Les pertes précoces (hCG+ sans grossesse clinique) étaient numériquement plus faibles sous hypnose (20,7 % vs 26,9 % ; p=0,75). L’ajustement (rang de transfert, EmbryoGlue) ne modifiait pas ces estimations.

Ce qu'ils en concluent

L'hypnose n'améliore pas significativement les taux de grossesse, mais toutes les estimations vont faiblement et constamment vers un bénéfice, suggérant un possible effet sur le maintien précoce. Ces résultats restent à interpréter avec prudence : des patientes volontaires sont comparées à des témoins historiques, exposant à des biais de sélection et de période, et l'effectif reste limité. Cette tendance encourageante justifie un essai randomisé multicentrique de plus grande ampleur.

Poster présenté aux journées de la FFER 2026 (FFER-0042-2026). Résumé rédigé par ses auteurs, présenté ici sous forme structurée. Programme et livret du congrès : ffer-montpellier2026.fr.

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