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Intérêt de la trousse diagnostique amplicortm/roche c.trachomatis chez des patientes "à faible risque"

Claude Weill2 Chalom Sayada1.

1: Produits Roche, Unité PCR, 52 Bd du Parc, 92521 Neuilly/Seine.

2: Centre Niel, 83 Bd Niel, 75017 Paris.

Les souches de Chlamydia trachomatis sont la première cause en France de stérilité tubaire. Les patientes "à faible risque"posent le problème majeur du diagnostic des infections à C.trachomatis, essentiellement parce qu'un faible nombre de bactéries présentes est responsable de l'infection sous-jacente. Différentes techniques de détection, telles que l'immunofluorescence directe, l'immuno-enzymologie ou les sondes nucléiques ont été utilisées, mais aucun progrès n'a été réalisé par rapport à la culture cellulaire, qui reste donc la technique de référence. Toutefois, c'est une méthode assez lourde d'emploi et relativement lente, qui de plus requiert un personnel entraîné ainsi que des réactifs spécifiques de disponibilité limité. Les progrès de la biologie moléculaire permettent maintenant de mettre en évidence des séquences nucléotidiques, même très minoritaires, essentiellement grâce à l'amplification génique in vitro (Polymerase Chain Reaction, PCR). Notre étude nous a donc conduit à comparer la sensibilité de la trousse de diagnostic par PCR AmplicorTM/Roche avec la culture cellulaire pour les infections à C.trachomatis chez des patientes "à faible risque".Nous avons collecté des prélèvements d'endocol provenant de 150 patientes qui se sont présentées pour un diagnostic d'infection à C.trachomatis pendant le mois de juin 1993. Ces analyses faisaient suite à une prescription médicale dans le cadre d'un bilan de stérilité, de ménopause, de prise de contraceptifs ou bien étaient en rapport avec des signes cliniques évocateurs d'infections génitales.

La culture cellulaire a permis de détecter 7 infections à C.trachomatis, qui étaient également positives après amplification par la PCR/Amplicor. De plus, 5 prélèvements étaient positifs par la PCR/Amplicor mais négatifs par la culture cellulaire (Table 1). Ces prélèvements concernent: i) deux patientes de 25 et 35 ans consultant pour des brûlures mictionnelles avec un bilan infectieux négatif; ii) une patiente de 25 ans venant consulter pour un bilan de stérilité, iii) un contrôle une semaine après l'arrêt d'un traitement antibiotique consécutif à une infection à C.trachomatis; iiii) une patiente agée de 22 ans consultant pour un bilan de pré-contraception orale.

Bien que cette étude ne concerne que 150 échantillons, il apparait clairement que:

1)la valeur prédictive négative du test diagnostic AMPLICOR/Roche C.trachomatis soit excellente, notamment dans le cadre des sujets asymptomatiques, avec un faible niveau infectieux ;

2)le contexte clinique des patientes ayant un résultat discordant AMPLICOR/Culture cellulaire, laissent présager que la valeur prédictive positive du test Amplicor est également très performante.

Chez certaines patientes, l'absence de culture positive peut être due d'une part à une limite du seuil de sensibilité de la culture cellulaire, et d'autre part à l'insuffisance du prélèvement d'endocol puisque l'infection à C.trachomatis est ascendante. Ainsi, comme le suggèrent certains auteurs, un prélèvement des sphères génitales hautes serait alors souhaitable pour une confirmation par culture cellulaire.

En post-traitement, il apparaît intéressant d'utiliser la trousse AMPLICOR, au moins un mois après l'arrêt du traitement, afin d'évaluer l'efficacité de la durée et du traitement ;

3)le risque de contaminations inhérent à l'amplification génique existe, mais l'utilisation dans les trousses AMPLICOR d'inhibiteurs de contaminations par des amplicons, l'AmpEraseTM, est une assurance majeure et nécessaire dans le cadre du diagnostic;

4)la fiabilité, la rapidité et la facilité d'utilisation de la trousse AMPLICOR/Roche C.trachomatis permettent de faire un diagnostic moins de 4 heures après le prélèvement et autorise son développement dans les laboratoires de routine.

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