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Rôle du médecin généraliste dans le parcours d’AMP : perceptions et attentes des femmes en parcours de FIV
OULED MIHOUB MOUNA — 894 RN, residence rousselot bat c, 13400 AUBAGNE Département Universitaire de Médecine Générale (DUMG), Université Côte d’Azur, Faculté de Médecine, Nice, France
Ce qu'il faut retenir
Bien que les MG soient souvent informés des difficultés de conception, leur implication dans le parcours de FIV apparaît limitée. Un renforcement de la coordination entre soins primaires et centres d’AMP pourrait améliorer l’accompagnement des patientes.
Objectif
L’infertilité constitue un enjeu croissant de santé publique. Parmi les techniques d’Assistance Médicale à la Procréation (AMP), la fécondation in vitro (FIV) représente un parcours médical complexe, associé à un retentissement psychologique et organisationnel important. Bien que le médecin généraliste (MG) soit au cœur de la coordination en soins primaires, sa place dans le parcours de FIV reste peu documentée du point de vue des patientes.
Méthode
Une étude de cohorte a été menée par auto-questionnaire auprès de femmes engagées dans un parcours de FIV dans deux centres d’AMP en France. Le questionnaire, complété après au moins une tentative de FIV, recueillait des données sociodémographiques, des informations sur le parcours de soins, le rôle du médecin généraliste et le vécu des patientes. Une analyse descriptive a été réalisée.
Résultats
Au total, 172 patientes ont répondu. La majorité déclaraient avoir un médecin traitant (93,6%) et 74,2% l’avaient informé des difficultés à concevoir. Toutefois, 58,9% n’avaient pas sollicité leur MG durant leur parcours. L’orientation vers les centres d’AMP était majoritairement assurée par les gynécologues (53,4%), contre 9,9% par les MG. La communication entre centres d’AMP et MG était fréquemment perçue comme inexistante (36,2%).
Conclusion des auteurs
Bien que les MG soient souvent informés des difficultés de conception, leur implication dans le parcours de FIV apparaît limitée. Un renforcement de la coordination entre soins primaires et centres d’AMP pourrait améliorer l’accompagnement des patientes.