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L'appariement phénotypique : L'enjeu de la ressemblance dans les familles ayant recours à un don de gamètes

2026FFER 2026Biologie🇫🇷 France

GALLISSIAN Salomé — 142 Boulevard Baille 13005 Marseille Assistante Hospitalo-Universitaire, Laboratoire de biologie de la reproduction-CECOS, Hôpital de la Conception, Marseille

Ce qu'il faut retenir

L’étude analyse les pratiques d’appariement dans le don de gamètes comme révélatrices des normes contemporaines de filiation. La parenté reste structurée par un modèle biogénétique, où la ressemblance phénotypique, notamment la couleur de peau, sert de critère de reconnaissance et de légitimation familiale.

Objectif

Les avancées de l’AMP ont élargi l’accès à la parentalité, notamment via le don de gamètes. L’appariement phénotypique vise à favoriser une ressemblance physique entre l’enfant et ses parents et s’inscrit dans un modèle euro-américain de la parenté fondé sur les liens biogénétiques et la ressemblance physique. Bien que souvent présenté comme une pratique neutre, cet appariement est façonné par des normes culturelles qui associent la ressemblance et la légitimité de la parentalité.

Méthode

Cette étude repose sur une revue narrative de la littérature, réalisée selon les recommandations PRISMA. Les recherches ont été menées dans plusieurs bases de données (PubMed, ScienceDirect, Cairn.info) et revues spécialisées en sciences sociales, médecine reproductive et bioéthique. Des mots-clés en anglais liés au don de gamètes et à la parentalité ont été croisés pour couvrir les champs médicaux, sociologiques et anthropologiques. Les articles inclus, principalement postérieurs à 2010, concernent différents types de dons et configurations familiales, et sont sélectionnés pour leur pertinence et leur apport aux enjeux sociaux, éthiques et techniques de l’appariement phénotypique.

Résultats

Cette étude met en évidence le rôle central de la ressemblance physique dans les familles ayant recours au don de gamètes. L’appariement phénotypique est largement mobilisé afin de produire une continuité familiale socialement reconnaissable, de renforcer la légitimité de la filiation et de limiter la stigmatisation, quel que soit le type de configuration familiale. Dans les couples hétérosexuels, il contribue notamment à consolider la paternité sociale et à réduire la visibilité du recours au don. Dans les couples de femmes, il peut renforcer l’inscription de l’enfant dans la lignée de la mère sociale et soutenir une forme d’équivalence parentale. Chez les femmes célibataires, il permet de compenser l’absence de second parent et de sécuriser la reconnaissance sociale de la filiation. Dans l’ensemble de ces configurations, la ressemblance participe à la construction d’une cohérence familiale socialement attendue. Un enjeu majeur concerne la dimension ethno-raciale de l’appariement. La couleur de peau constitue un critère particulièrement important dans la sélection des donneurs, traduisant des attentes implicites de correspondance entre parents et enfant. Elle est souvent mobilisée comme indicateur central de ressemblance, contribuant à la production de familles perçues comme homogènes sur le plan ethno-racial. Certains auteurs soulignent que ces pratiques peuvent renforcer la perception de catégories raciales comme des réalités biologiques. Enfin, ces pratiques s’inscrivent

Conclusion des auteurs

L’étude analyse les pratiques d’appariement dans le don de gamètes comme révélatrices des normes contemporaines de filiation. La parenté reste structurée par un modèle biogénétique, où la ressemblance phénotypique, notamment la couleur de peau, sert de critère de reconnaissance et de légitimation familiale. Des recherches complémentaires sont nécessaires pour étudier le vécu des personnes conçues par don face à la ressemblance ou à la différence avec leurs parents.

Poster présenté aux journées de la FFER 2026 (FFER-0045-2026). Résumé rédigé par ses auteurs, présenté ici sous forme structurée.

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