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Infertilité assistance médicale à la procréation (AMP) syndrome inferto-sexuel (iss) dépistage psychosexuel prise en charge pluridisciplinaire

2026FFER 2026Clinique🇫🇷 France

methorst charlotte — 17 boulevard Exelmans, 75016 PARIS AFU

Ce qu'il faut retenir

Le sous-dépistage des troubles sexuels en AMP révèle des lacunes structurelles : manque de formation, outils sous-utilisés et approche genrée. Une intégration systématique de la sexologie dans les parcours AMP, via des formations ciblées et des équipes pluridisciplinaires (sexologues, psychologues), est essentielle pour améliorer la qualité de vie des couples et les taux de succès des traitements.

Objectif

L’Assistance Médicale à la Procréation (AMP) expose les couples à un stress chronique et à des troubles sexuels (dysfonction érectile, vaginisme, baisse de libido), souvent sous-diagnostiqués. Le Syndrome Inferto-Sexuel (ISS) souligne leur impact sur la qualité de vie et les taux de succès. Ce travail évalue les pratiques de dépistage des professionnels et propose des pistes d’amélioration pour une prise en charge globale.

Méthode

Enquête transversale via questionnaire Google Forms diffusé aux 182 professionnels (gynécologues, urologues, biologistes) de la FFER et pays francophones. Analyse descriptive des pratiques de dépistage (troubles sexuels, outils utilisés, freins). Comparaison des taux de dépistage selon le sexe, l’âge, la formation et le contexte clinique.

Résultats

Prévalence des troubles sexuels : 40 % des femmes ont une baisse du désir, 30 % souffrent de dyspareunie, 25 % présentent une sécheresse vaginale ; chez les hommes, 50 à 60 % des azoospermiques ou OAT sévères ont des dysfonctions érectiles ; 50 % des couples signalent une baisse de fréquence sexuelle et 60 % une insatisfaction chronique. Le dépistage est limité : 80 % des professionnels n’ont aucune formation en sexologie et seuls 17,9 % utilisent des questionnaires validés. Les troubles masculins sont mieux dépistés que les troubles psychosexuels féminins. Les principaux obstacles sont le manque de temps, les tabous, et l’absence de protocoles. Les experts recommandent un dépistage systématique dès la première consultation, l’utilisation de questionnaires standardisés et l’orientation vers un sexologue en cas de trouble complexe. Améliorations proposées : formation en sexologie, généralisation des outils validés, pluridisciplinarité dans les centres d’AMP, et communication adaptée pour éviter l’iatrogénie.

Conclusion des auteurs

Le sous-dépistage des troubles sexuels en AMP révèle des lacunes structurelles : manque de formation, outils sous-utilisés et approche genrée. Une intégration systématique de la sexologie dans les parcours AMP, via des formations ciblées et des équipes pluridisciplinaires (sexologues, psychologues), est essentielle pour améliorer la qualité de vie des couples et les taux de succès des traitements.

Poster présenté aux journées de la FFER 2026 (FFER-0004-2026). Résumé rédigé par ses auteurs, présenté ici sous forme structurée.

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