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Comparaison des antécédents de violences sexuelles et conjugales entre des femmes en parcours d’aide médicale à la procréation et des femmes fertiles en suivi gynécologique

2026FFER 2026Clinique🇫🇷 France

Caraës Océane — 16 boulevard de Bulgarie, 35200 Rennes CHU Rennes

Ce qu'il faut retenir

Si les résultats de cette étude ne montrent pas une prévalence des violences sexuelles et/ou conjugales plus élevée chez les femmes suivies en AMP, ils alertent sur une situation loin d’être anodine et susceptible d’impacter le parcours d’infertilité. C’est donc un argument majeur pour inciter à l’effectivité du dépistage des violences dans les services d’AMP et pour lequel les professionnel.les de santé ont un rôle important à jouer.

Objectif

Les violences sexuelles et conjugales sont loin d'être anecdotiques en population générale et leur impact conséquent sur la santé des femmes, particulièrement gynécologique, n’est plus à démontrer. Cependant leurs retentissements sur certaines populations spécifiques comme les femmes suivies dans des services d’AMP restent encore largement méconnus. Ainsi, il nous a paru important de nous intéresser au lien entre vécu de violences et infertilité.

Méthode

Il s’agit d’une étude observationnelle cas-témoin multicentrique comparant la prévalence des antécédents de violences sexuelles et/ou conjugales chez des femmes en parcours d’AMP versus chez des femmes sans problématique d’infertilité. Entre juin 2024 et août 2025, des auto-questionnaires recensant les antécédents de violences ont été distribués au CHU de Rennes et par des professionnel.les de santé en libéral d’Ille-et-Vilaine et des Côtes-d’Armor, à des femmes suivies en AMP (groupe AMP) et à des femmes fertiles au cours de leur suivi gynécologique (groupe Gyn).

Résultats

Nous avons inclus 108 femmes dans le groupe cas et 111 pour les témoins. La prévalence des violences au cours de la vie était significativement moins élevée chez les femmes du groupe AMP comparée à celles du groupe Gyn (45 % vs 68 %, OR 0.41, p < 0,01) mais elle était bien plus importante que celle rapportée par des enquêtes nationales en France. Certains sous-types de violences comme le viol ou la répétition d’évènements étaient plus fréquents chez les femmes du groupe AMP sans que cela soit significatif. Seule 1 femmes sur 10 dans chaque groupe avait révélé ce vécu de violences à un.e soignant.e alors qu’elles étaient en grande majorité favorables à un dépistage systématique par les professionnel.les de santé. Et le taux d’infertilité inexpliquée était plus important chez les femmes du groupe AMP ayant vécu des violences.

Conclusion des auteurs

Si les résultats de cette étude ne montrent pas une prévalence des violences sexuelles et/ou conjugales plus élevée chez les femmes suivies en AMP, ils alertent sur une situation loin d’être anodine et susceptible d’impacter le parcours d’infertilité. C’est donc un argument majeur pour inciter à l’effectivité du dépistage des violences dans les services d’AMP et pour lequel les professionnel.les de santé ont un rôle important à jouer.

Poster présenté aux journées de la FFER 2026 (FFER-0001-2026). Résumé rédigé par ses auteurs, présenté ici sous forme structurée.

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